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Section de la Drôme

5 Décembre 2020

9 décembre 2020

Bonjour à toutes et à tous,

            Le 5 décembre 2020, la France a rendu hommage aux morts pour la France de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie. En raison des conditions sanitaires, liées à la COVD 19, une cérémonie sous forme restreinte, avec une vingtaine de personnes, s’est déroulée au Rond-Point des combattants d’Afrique du Nord et des Harkis à Montélimar.

            Monsieur Gilbert BOUCHET, Sénateur de la Drôme, Monsieur Laurent LANFRAY, Vice-Président du Conseil départemental, Monsieur Julien CORNILLET, Maire de Montélimar, étaient présents ainsi que 4 membres du comité montilien, Monsieur Jean-Jacques AYZAC, Monsieur Jean-Claude LAUNAY, porte-drapeau, le général Alain ROCHE et l’amiral Éric SCHERER.

            Après la lecture de l’UNACITA par Monsieur Robert BUREL et celle de l’Union Fédérale par Madame Laurence GLEIZAL, Monsieur Julien CORNILLET a lu le message de Madame Geneviève DARRIEUSSECQ, Ministre déléguée auprès de la Ministre des Armées.

            Cette cérémonie qui nous a plongés à nouveau dans notre passé pour nous inviter à ne jamais oublier, était la dernière de l’année 2020 mais aussi la dernière pour le Comité de Montélimar de la Société de la Légion d’Honneur. La SMLH fêtera son centième anniversaire en 2021. Formons le vœu que cette grande dame pourra continuer à porter toujours plus haut les valeurs du Premier Ordre National : la Légion d’Honneur.

            Vous trouverez ci-après le message de la Ministre déléguée.

« En cette journée nationale, la République renouvelle solennellement son hommage aux « morts pour la France » de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie. La nation se souvient de toutes les victimes, civiles comme militaires, de ce conflit qui brisa tant de destins et généra tant de violences.

Il y a soixante ans, une guerre, longtemps niée, entrait dans sa septième année. Des soldats de métiers, des centaines de millions de jeunes hommes appelés ou rappelés sous les drapeaux et des membres des forces supplétives combattaient pour la France sur le territoire algérien.

De 1952 à 1962, en Algérie, au Maroc et en Tunisie, près de deux millions d’hommes ont servi nos armes. 70 000 ont été blessés, plus de 25 000 sont tombés pour la France. Hier, ils ont combattu avec dévouement pour nos couleurs, aujourd’hui, ils reposent dans la mémoire nationale.

C’est à toute cette génération, celle qui a eu « 20 ans dans les Aurès » que nous consacrons cette journée. À ceux qui y trouvèrent la mort, à ceux qui en revinrent, y ont souffert et en souffrent encore, marqués dans leur chair comme dans leur esprit. Le souvenir de ces mois de service et de guerre est toujours vivace chez nombre d’anciens combattants.

Dans son hommage et dans la reconnaissance de la douleur, la France n’oublie ni les tourments des civils, ni les rapatriés qui ont abandonné un pays qui était le leur, qui était celui de leur cœur et de leurs ancêtres. Elle sait à quel point les exactions commises à leur encontre, au printemps et à l’été 1962, notamment, puis le déracinement constituent encore des plaies vivaces.

Elle sait également le sort des anciens harkis et de leurs familles qui ont subi de terribles représailles ou qui ont été contraints de quitter leur terre natale. Elle pense aussi à ces hommes et à ces femmes, civils et militaires dont la trace a été perdue.

Les armes se sont tues il y a cinquante-huit ans. Cette période occupe dans notre histoire et dans notre mémoire nationale une place toute particulière. L’histoire de la guerre d’Algérie est celle d’une déchirure, d’une blessure non cicatrisée, de drames familiaux, personnels et même intimes, d’un enchevêtrement de destins bousculés parfois brisés.

Parce que cette histoire est complexe, sa mémoire est plurielle. Parce que cette histoire est la nôtre, il est nécessaire de continuer son enseignement et de permettre sa juste compréhension. Parce que ces mémoires sont essentielles pour la construction de nos identités et pour notre cohésion nationale, sa transmission aux jeunes générations doit se poursuivre de manière apaisée.

Se souvenir, témoigner, raconter, expliquer, partager, en sont les maîtres mots. C’est aussi ce que nous faisons en cette journée nationale ».

 

                                                                                         Général Alain ROCHE

                                                                     Président du Comité de Montélimar de la

                                                                  Société des Membres de la légion d’Honneur

 

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