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Section de la Drôme

14 JUILLET

13 juillet 2020

                                                        14 juillet – la Fête Nationale   de la France

             Extrait du livre d’Edmond DEL PAPA

«LA FRANCE DES FRANÇAIS ; les Français de la France » 

 

Chaque année la France fête le 14 juillet. C’est sa Fête nationale.

Retraçons sommairement l’histoire étrange du choix de cette date.

Pour nos aïeux, une fête nationale servait à commémorer un souvenir local. Il faudra attendre la révolution de 1789 pour que les fêtes prennent le nom de fêtes nationales ; ainsi celle de la Fédération du 14 juillet 1790 où tous les cœurs des patriotes français « battirent  l’unisson ».

Voyons un peu cette dernière fête : elle est l’œuvre d’un mouvement national venu des provinces. Tout d’abord, les Bretons s’alliant défensivement pour lutter contre les parlements royalistes en novembre 1789. Puis des communes s’alliant entre elles pour lutter contre les pillards, les bandes de brigands…Ils organiseront des fêtes solennelles. Récits et vœux de ces animations patriotiques étaient ensuite envoyés à l’Assemblée à titre d’information en priant les représentants du peuple à faire tout ce qu’ils pouvaient pour conserver la Constitution. Ils souhaitaient également que le mouvement fédéraliste puisse s’intégrer à Paris. Ce projet aboutira, si bien que l’assemblée fera abandonner les titres de noblesse, les livrées et les armoiries…et La Fayette, de Noailles, de Lameth….. n’étaient point étrangers au décret.

La fête de la Fédération, c’était la fête de tous les Français. Elle avait pour origine les fêtes populaires des provinces pour symboliser l’alliance. L’Assemblée choisit le 14 juillet, date de la prise de la Bastille. C’est sous l’Arc de Triomphe, autel de la patrie, que Talleyrand, évêque d’Autun, dit la messe alors que La Fayette prononcera le serment de fidélité  à la Constitution. Ce même serment fut fait à la même heure sur tout le territoire français avec une profonde joie. Même le roi prendra part à la fête symbolique.

La Convention fera célébrer la fête des Victoires à la suite de la prise de Toulon. Il y aura également : la fête de l’Etre suprême le 9 juin 1794, la fête de la jeunesse le 29 mai 1796, les fêtes de la souveraineté du peuple, de l’agriculture, de la bienfaisance, des bons ménages…. Mais toutes ne dureront que peu de temps. La République tentera vainement de les faire renaitre en 1848. Quant à l’Empire, il établira une fête nationale le 15 août remplacée par la fête du 14 juillet dès la proclamation de la 3eme République.

La sacralisation de ce choix ne sera officialisée que le 25 juin 1880 par le président Jules Grévy, après de longues discussions et des débats houleux, d’autant plus que le pays avait déjà vécu près de neuf ans sans aucune fête nationale…. Il est certain qu’on n’en oubliait pas les « temps héroïques », celui des Etats Généraux de 1789, celui du 22 septembre 1792 en souvenir de l’abbé Grégoire qui avait réussi à faire proclamer l’abolition de la monarchie par la Convention, celui de la chute de Louis-Philippe, celui de l’assaut des Parisiens et des Marseillais » contre le trône…celui de Jeanne d’Arc…, celui……….. 

                                    mais la vraie fête nationale restera le 14 juillet.

A PIERRELATTE, la cérémonie de la Fête Nationale s'est tenue au monument aux morts , sans public , conformément aux consignes sanitaires gouvernementales mais en présence du maire Alain GALLU, de la députée Alice THOUROT, de Mme Marie Pierre MOUTON présidente du conseil départemental  accompagnée de son vice-président Fabien LIMONTA, de Jean Marc APPROYAN commandant le centre de secours, du commandant en second de la compagnie de gendarmerie de Pierrelatte, des anciens combattants et Jean POUPIN porte-drapeaux de la Légion d'Honneur de Pierrelatte. Des gerbes ont été déposées et l'hymne national a clos cette cérémonie.

A noter qu'en centre ville des drapeaux et autres décorations bleu blanc rouge égayaient quelques rues et places.

 

 

 

 

 

 

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