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Section de la Drôme

Journée Nationale d'Hommage aux Harkis et autres membres des formations supplétives

24 septembre 2019

Le 25 Septembre 2019 s'est déroulée la Journée Nationale d'hommage aux harkis et autres membres de formations supplétives en Algérie.
    Nous représentaient lors de cette cérémonie, notre Président,le Général Alain ROCHE,  le Président Honoraire, le Commissaire Général Alain GILBERT,  le Médecin Général Louis BIARD,le Vice-Président,  le Dr André ALLAND,l'Amiral Eric SCHERRER, le Colonel Guy ARNOU,le Colonel Gilles MICHEL accompagné de son épouse,  le Lieutenant Claude GORCE et Mr Roland FERNEZ.

Mr Jean Claude LAUNAY était notre porte Drapeau et Mr Guy LORRAIN portait celui des Médaillés Militaires.

La cérémonie a débuté par la lecture du message du Colonel Aziz MELIANI, Commandeur de la Légion d'Honneur, Grand Croix de l'Ordre National du Mérite, Président National de l'Union Nationale des Anciens Combattants Français Musulmans et leurs enfants.

 

 

 

 

 

 

    Vous trouverez ci-dessous le texte de son allocution, qui, du fait de l'absence de notre ami Ahmed HALLASSI, a été prononcée par Mr PhilippeTILLARD,  Président des Anciens Combattants d'ALLAN..

"Aujourd'hui, pour la 19ème année consécutive sur tout le territoire où le drapeau français flotte, la République rend un hommage solennel aux Harkis, Tirailleurs, Spahis, membres des forces supplétives, groupes mobiles de sécurité, Mokhaznis.

    Tous français de souche nord-africaine et pour le grand public. TOUS HARKIS.
    OUI, la France vous rend hommage
    •    Pour votre constance et votre bravoure dans l'adversité,
    •    Pour votre fidélité et votre engagement ardent à la France,
    •    Pour vos sacrifices.
    Hommage aussi à ceux de nos frères de combat dont l'absence hante encore notre mémoire.
    Hommage également à ceux qui, restés en Algérie, confiants aux paroles données et accords signés, y ont été odieusement massacrés.
    S'il est au pouvoir des proches des victimes de pardonner les atrocités, nul n'a le droit de les ignorer.
    Quant à ceux qui écrivent ou qui disent que vous ne seriez pas engagés par fidélité à la France, que nombre d'entre vous l'auraient fait par nécessité, ou même sous la pression, je veux vous dire que les raisons qui vous ont poussés à vous battre pour la France, ne regardent que vous.
    N'oublions pas non plus ceux qui se sont éteints au fil des années, oubliés de la collectivité nationale, mais que leurs enfants aujourd'hui représentent.

Depuis de nombreuses années, notre pays, par la voix de ses plus hautes autorités a, maintes fois, reconnu solennellement la responsabilité des gouvernements d'alors dans l'ABANDON DES HARKIS, des massacres de ceux restés en Algérie et des conditions inhumaines d'accueil des survivants dans des camps de fortune en France.
En cette année du 57éme anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie, il est impératif pour notre pays que cette reconnaissance prenne alors définitivement tout son sens
      - Par un VOTE SOLENNEL de la représentation nationale,

     - Par une RÉPARATION DIGNE ET JUSTE des préjudices moraux et matériels subis

,    -Par la RÉCONCILIATION DES MÉMOIRES, de TOUTES LÉS MÉMOIRES ; les RÉUNIR sans les CONFONDRE et les DISTINGUER sans les OPPOSER.RESPONSABILITÉ, RÉPARATION et RÉCONCILIATION :


Tels sont les maîtres mots qui contribueront à réintégrer définitivement le PASSÉ et la MÉMOIRE de notre composante nationale, dans le GRAND LIVRE de l'HISTOIRE de France.
HONNEUR AUX HARKIS

VIVE LA FRANCE


Colonel Aziz MELIANI

 

C'est Monsieur Franck  REYNIER qui, en tant que Maire de Montélimar, a lu le message de Madame  Geneviève DARRIEUSSECQ,  Secrétaire d'Etat auprès de la Ministre des Armées, et vous en trouverez ci-dessous la teneur.

« Le 25 septembre est le rendez-vous de la fidélité. Chaque année, à cette date, la France rend un hommage solennel aux anciens harkis et aux membres des formations supplétives ou assimilées qui ont servi la France de 1954 à 1962. Chaque année, la République française se souvient de leur engagement et proclame sa reconnaissance pleine et entière. Ils avaient pour mission d'assurer la sécurité de points stratégiques, de villages et d'espaces parfois très étendus. Ils participaient à des opérations militaires et maintenaient un contact avec la population. Dans des temps difficiles, ils ont choisi la France. Ils l'ont servie avec loyauté et abnégation. Pour cela, l'histoire des harkis fait pleinement partie de l'histoire de France.

Cette histoire est également douloureuse, car elle est aussi le récit d'un abandon et d'un déracinement. Il y a 57 ans, les armes se taisaient de l'autre côté de la Mer Méditerranée. Les accords d'Evian installaient les relations entre la France et le nouvel Etat algérien. Mais pour les harkis et leur famille, le temps des épreuves se prolongeait. Pour beaucoup d'entre eux restés en Algérie, auxquels la France n'accorda pas sa protection, ce fut le rendez-vous avec le pire. Pour d'autres, ce fut l'exil de leur terre natale.

Alors qu'ils attendaient la fraternité nationale, la France ne les a pas accueillis dignement. A la perte de repères s'est ajoutée la relégation sociale. Dans les camps ou les hameaux de forestage, les enfants des anciens harkis n'eurent pas toujours accès à l'éducation qui est pourtant une des plus belles promesses de la République. Depuis plusieurs années, à de nombreuses reprises, la France a fait sienne l'exigence de vérité en reconnaissant avoir manqué à son devoir de protection et d'accueil. Mais, parce que les blessures sont toujours vives, le Président de la République souhaite prolonger le travail de reconnaissance, de réparation et de solidarité en faveur des anciens harkis et de leurs enfants.La reconnaissance passe par la connaissance, notamment en direction des jeunes générations; c'est le rôle des historiens et des enseignants.

La reconnaissance passe aussi par le travail de mémoire et de transmission. Faire perdurer la mémoire de ceux qui ont choisi la France et qui lui ont fait confiance, c'est le chemin que nous suivons. En racontant, en témoignant, en expliquant, chaque ancien supplétif et chaque enfant d'ancien harki peut également porter et faire vivre cette mémoire. Mettre des visages sur des maux, mettre des mots sur des peines, c'est transmettre. C'est lutter contre la méconnaissance, contre la stigmatisation et contre toutes les formes de discrimination. Aujourd'hui, la France redit sa reconnaissance et son attachement profond à ses enfants ».

Quelques photos de la cérémonie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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