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Section de la Drôme

Commémoration du 88ème anniversaire du décès du Président Emile LOUBET

19 décembre 2017

Ce mercredi 20 Décembre 2017, avait lieu, au cimetière St LAZARE, la cérémonie commémorant le 88ème anniversaire du décès du Président Emile LOUBET.

 

 

 

 

 

 

 

 

Etaient présents, aux côtés de notre Président le Général Alain ROCHE, le Vice-Président, le Dr André ALLAND, Mr Jean Jacques AYZAC, le Colonel Pascal DUFOURT, Mr Roland FERNEZ et .Mr Guy LORRAIN.  Mr Jean Claude LAUNAY était notre Porte-Drapeau.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mr Franck REYNIER, maire de montélimar , dans son discours,à mis en évidence combien, le parcours de ce montilien de naissance, parcours exceptionnel puisqu'il parvint aux plus hautes responsabilités en devenant président de la République, peut inviter à la méditation.

Vous trouverez la teneur de cette évocation ci-dessous.

"Les hommes et les femmes aspirent souvent à la renommée, souhaitant en secret laisser leur empreinte sur leur époque, rêvant d'une destinée dont les livres d'histoire se feraient l'écho.

 

Pourtant, les hommes et les femmes, s'ils naissent libres et égaux dans notre pays, naissent également anonymes et inconnus.Il arrive parfois que le nom de leurs parents ou leur condition sociale leur confèrent un rang, peut-être même une déférence, un respect tout particulier de leurs semblables.Néanmoins, ils ne pourront se forger une identité propre et une histoire illustre qu'au prix de leur propre courage, de leur propre force, de leur propre intelligence.

Récemment, l'un de nos Académiciens, un homme érudit à l'esprit tout aussi affuté que sa plume, a quitté ce monde.Jean d'Ormesson, dont je salue la mémoire, ne m'en voudrait pas je pense, de lui emprunter ces quelques mots :

« Je dis que tout s'en va. Je dis que tout meurt et disparaît. Et que quelque chose, pourtant, subsiste, chez ceux qui restent, de ce qui a disparu. Que quelque chose, pourtant, subsiste, chez les vivants, de ce qui a vécu. C'est ce que nous appelons le souvenir. La mort n'est pas la fin de tout puisqu'il y a le souvenir. »

Et si nous sommes rassemblés aujourd'hui, c'est justement afin de rendre hommage à un grand homme de notre histoire, disparu il y a 88 ans, mais dont le souvenir demeure bien vivant.

Républicain Modéré, il débuta ainsi sa vie publique, vouant dès lors son existence à soutenir les causes qui lui semblaient les plus justes.Ces causes, et les combats qu'il mena, lui valurent sa renommée et permirent à son nom de passer à la postérité.Elu Maire de Montélimar en 1870, puis Conseiller Général, puis Député de la Drôme, c'est au Sénat qu'il effectua la plus grande part de sa carrière.Devenu un acteur majeur de sa famille politique, il accéda d'ailleurs à la Présidence du Sénat le 1er janvier 1896..

A ce titre, c'est à lui que revint d'annoncer le décès du Président Félix FAURE, à qui il succéda dès le lendemain, élu par le Congrès réuni à Versailles.Sa Présidence s'avéra l'une des plus stables de la Troisième République.Mais au-delà des institutions et des textes fondamentaux qu'il nous a légués, Emile LOUBET avait à cœur d'unir et de rassembler.

C'est ainsi qu'à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1900 organisée à Paris, il convia l'ensemble des Maires de France à un gigantesque banquet, qui compta 22 965 convives dans le Jardin des Tuileries. Chacun de nos traditionnels Banquets Républicains lui rend hommage.

Si nous sommes fiers de notre ancien Maire, nous le sommes encore d'avantage de l'homme, des valeurs qu'il défendait, et de son engagement.

 En philosophie, le mouvement existentialiste définit l'engagement comme un acte par lequel nous assumons les valeurs que nous avons choisies et donnons, grâce à ce libre choix, un sens à notre existence.La vie menée par Emile LOUBET pourrait être une parfaite illustration de cette définition.Il avait à cœur de porter haut les valeurs de notre République, ces valeurs qu'il avait fait siennes, et qui ont éclairé la voie qu'il s'efforçait de suivre.Amoureux de la République, il savait faire primer l'intérêt général, et son parcours politique est souvent salué pour sa droiture.

N'oublions pas qu'il fut le premier Président de la Troisième République à quitter l'Elysée après avoir accompli un mandat complet.Il se retira par la suite de la vie publique, et s'éteignit le 20 décembre 1929, à l'âge de 90 ans.

Il repose depuis sur ses terres natales, en ce Cimetière Saint Lazare où nous sommes réunis aujourd'hui.

Réunis afin de commémorer son parcours, et de manifester notre reconnaissance.

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